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HistoriqueLe projetL'Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus à Abidjan a ouvert ses portes en septembre 2003. Il offre une alternative aux étudiants jésuites d'Afrique et de Madagascar qui veulent entreprendre leurs études de théologie dans le contexte propre du continent. En 1984, la fondation à Nairobi de l'école de théologie Hekima College, qui fait aujourd'hui partie intégrante de l'Université Catholique de l'Afrique de l'Est (CUEA), avait déjà créé cette possibilité, mais uniquement en langue anglaise. Bien plus, il apparut bientôt que Hekima College ne pourrait plus accueillir la totalité des jeunes jésuites dont le nombre augmentait dans les premières étapes de formation. Dès lors, les supérieurs jésuites d'Afrique et de Madagascar ont voulu offrir à leurs étudiants un programme de niveau universitaire en langue française. C'est ainsi que dès juillet 1996 à Yaoundé (Cameroun), le P. Kolvenbach, préposé général de la Compagnie, et la JESAM, c'est-à-dire la conférence des provinciaux d'Afrique et de Madagascar, décident qu'un nouveau scolasticat de théologie sera fondé, de préférence dans un pays francophone de la Province de l'Afrique de l'Ouest (PAO): les sites possibles sont Yaoundé, Cotonou ou Abidjan. Le P. Edouard de Loisy, ancien provincial de la PAO, est chargé de faire l'étude de faisabilité avec l'assistance du P. Vincent Foutchantsé. En mars 1997 à Nairobi, le P. de Loisy présente les résultats de son étude de faisabilité à un Comité consultatif composé de provinciaux et professeurs ou futurs professeurs de scolasticat. Le choix s'oriente vers Abidjan à cause des facilités de communication, des infrastructures économiques du pays, de la présence de plusieurs instituts supérieurs d'enseignement religieux (ICAO et CELAF). Cette préférence est entérinée en avril 1997 à Rome par le P. Général: il est donc décidé que le lieu d'implantation sera Abidjan (Côte d'Ivoire), que l'institut donnera une formation de trois ans préparant au baccalauréat de théologie, que le P. de Loisy sera le directeur du projet pour 4 ans et que l'institut devra ouvrir en septembre 2002 ou 2003. Le financement sera assuré pour moitié par l'Assistance d'Afrique et pour moitié par les autres Provinces jésuites ou divers bienfaiteurs. En mai 1997, Mgr Bernard Agré, archevêque d'Abidjan, donne son accord au projet d'installation du scolasticat jésuite à Abidjan. Il est bien entendu que l'institut jésuite cherche avant tout à former des jésuites. Le terrain et les constructions![]() Fin 1997, début 1998, E. de Loisy fait des démarches pour acquérir un terrain. Finalement, on s'oriente vers le terrain d'Abobo-Baoulé, au nord-est d'Abidjan, celui qui sera effectivement acheté à M. Albert Loba. On réfléchit en même temps sur les bâtiments à construire, en s'inspirant des solutions adoptées à Hekima College (Nairobi), Kimwenza (Kinshasa) pour la philosophie et à Harare (Zimbabwe) pour l'institut Arrupe (philosophie anglophone). Le nouvel institut sera formé aussi de pavillons pour des communautés de 10 à 11 personnes, dont un formateur, et de bâtiments communs pour les divers services. Ces petites communautés ont pour but d'habituer les étudiants à une vie fraternelle et responsable. A partir de là des directives sont formulées pour l'architecte choisi, Madame Yolande Doukoure (29 mars 1998). Mme Doukoure a pris la succession du cabinet DLM qui avait fait les plans de l'INADES et d'autres institutions religieuses comme l'ICAO, le CELAF, etc. Comme le coût total du projet s'élève à plus de 2 milliards de francs CFA, l'Assistance ne pourra faire face qu'à 10% des dépenses et non à 50%. ![]() Les travaux de construction ont commencé fin 2001. Deux entreprises se sont associées pour emporter l'appel d'offres, SIBAGEC et Sud-Construction. Le 7 juin 2002 a lieu la pose et la bénédiction de la première pierre de la chapelle par le cardinal Agré, en présence du P. Général et des représentants de l'Église et des congrégations religieuses. L'instabilité politique de la Côte d'Ivoire a entraîné la réduction des journées de travail. Certaines fournitures ont manqué. Il a finalement été décidé de retarder l'ouverture d'un an, et de la placer en septembre 2003, et non en septembre 2002. PréparationEn avril 2003, les futurs formateurs de l'ITCJ ont eu une semaine travail à Abidjan avec le modérateur, le P. Valerian Shirima: les PP. Leo Amani, Michel Istas, Wilfrid Okambawa, Emmanuel Nkeng, Edouard de Loisy, Yves Morel. Seul, Gabriel Mmassi retenu à Hekima College pour enseigner n'a pu être présent. Pendant la période qui a suivi, le P. Amani a visité plusieurs instituts de théologie aux USA et en Europe et a sollicité que des ouvrages et de l'aide financière nous soient envoyés. Il a aussi perfectionné son français à Paris. Le P. Istas, qui avait longtemps été professeur à Hekima College, a aussi collecté soit des livres anciens, principalement à Louvain, soit des livres neufs. Il a également étudié les programmes offerts dans divers instituts en Europe. Pendant que les travaux de l'Institut se poursuivaient, le P. Morel, qui avait commencé à rassembler des livres dès 1997, continuait leur enregistrement pour la bibliothèque. Le catalogue contenait déjà plus de 9000 titres, sans parler des revues. L'installation et l'ouvertureLe 27 août 2003, les PP. Amani et Istas déménagent de l'INADES pour s'installer dans le pavillon des formateurs; mais comme les bâtiments ne sont pas branchés sur la ligne électrique qu'Edouard de Loisy a fait installer, il n'y a ni électricité ni eau ni cuisine. Y. Morel les rejoint le 1er septembre, ainsi que W. Okambawa, Emmanuel Nkeng et Paul Malvaux, le scolastique belge qui vient ici faire sa 4ème année de théologie. Puis, Gabriel Mmassi arrive ainsi que les scolastiques au nombre 14 (plus Malvaux). La session d'ouverture peut commencer le 8 septembre: les étudiants présentent leur parcours personnel: la régence a été pour eux l'occasion de faire face à des difficultés. Le lendemain, ils font en autocar le tour de la ville. Durant la semaine d'orientation, des responsables de diverses institutions religieuses présentent aux étudiants les possibilités d'apostolat: cours d'instruction religieuse au Lycée Sainte-Marie ou bien aux étudiants de la paroisse Saint-Albert, Mouvement eucharistique des jeunes, Centre ignatien Loyola (CELES), etc. Les difficultés en alimentation d'électricité et d'eau semblent surmontées à partir du 11 septembre. Dans la 2ème quinzaine de septembre, les ordinateurs sont installés par la société Inter B.C. de M. Innocent Ahouré (ex-informaticien d'INADES-Formation). Le personnel de la cuisine (un homme et deux femmes) est recruté grâce au lycée hôtelier du quartier le Golf. Le 20 septembre, les formateurs tiennent une réunion pour examiner le programme de la rentrée et de l'année soumis par M. Istas. Les dates proposées sont celles de l'UCAO. En effet, l'ITCJ, notre institut, doit faire appel à certains professeurs de l'UCAO. L'ouverture de l'année académique est fixée au 27 septembre. E. de Loisy a dû faire recharger la piste de gravats car, en plusieurs endroits, elle est inondée de grandes flaques d'eau. L'ouverture de l'année académique commence dans l'amphithéâtre avec plusieurs discours: accueil par Leo Amani , sens des études par Michel Istas , " philosophie de la construction " de l'ensemble ITCJ par E. de Loisy. Pendant la messe présidée par le P. Boniface Ziri, vicaire général, à la place du cardinal Agré, empêché, le P. Valerian Shirima, modérateur de l'Assistance, recommande aux étudiants de demander constamment à l'Esprit d'enraciner dans leurs cours (et dans leurs cœurs) la loi du Christ. Puis, un repas est servi aux invités et aux pensionnaires de l'institut. Les cours commencent le 29 septembre 2003.
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